L’éducation comme droit fondamental constitue un levier important pour le développement économique de toutes les nations. Au cœur de ce processus de croissance se trouve le capital humain indispensable pour les activités économiques et la dynamisation de notre société. Si la question de l’éducation est l’apanage de tous, il n’en demeure pas moins que les gouvernements sont fondamentalement responsables de son accessibilité et de la qualité des programmes d’enseignements. Comment le financement de l’éducation est-il devenu une responsabilité des pouvoirs publics?

Le financement de l’éducation d’hier à aujourd’hui

Autrefois, les dépenses liées à l’éducation étaient essentiellement privées et ne favorisaient pas l’éducation de masse. L’éducation pour tous est un concept apparu seulement au milieu du XIXe siècle avec le transfert des dépenses de l’éducation aux pouvoirs publics. De nombreuses études montrent que l’expansion de l’enseignement public pendant cette période a été rendue possible grâce à la participation des collectivités locales ou des gouvernements locaux. En effet, ces pouvoirs publics usaient des ressources issues des charges fiscales pour financer les écoles publiques. Mais depuis environ deux décennies, le financement de l’éducation est devenu une préoccupation mondiale dans une convergence d’actions.

Investir dans l’éducation : une nécessité absolue !

Investir dans le capital humain en s’impliquant dans les dépenses liées à l’éducation a pour but de favoriser non seulement l’employabilité des individus, mais surtout la promotion de la prospérité économique de même que la cohésion sociale. En effet, un rapport présentant la relation entre le capital humain et la croissance économique pour les pays de l’OCDE et pour les pays de l’éducation dans le monde (IEM) indique une corrélation forte et positive. Par exemple l’amélioration du capital humain représente environ 0,5% du taux de croissance annuel. Cette étude montre également qu’en moyenne un an d’étude supplémentaire chez les adultes entraîne une augmentation de 3,7% du taux de croissance économique à long terme.